Générateur de « gyaru-go » (argot des gals japonaises)
Convertit votre texte en « gyaru-go », l'argot des gals japonaises, truffé de mots comme « maji » (genre, sérieux), « pien » (une expression mignonne pour dire qu'on est triste) et « shika katan » (en gros « y'a que ça qui gagne »), avec des terminaisons polies malmenées et des émojis à foison.
Astuces
- Chaque clic sur « Générer un nouveau motif » retire au sort les émojis et les terminaisons, alors n'hésitez pas à réessayer autant de fois qu'il le faut pour obtenir un résultat qui vous plaît.
- Saisissez plusieurs phrases (séparées par des points) : chacune est convertie sur sa propre ligne, à l'image d'une vraie publication sur les réseaux sociaux.
- Un contenu négatif se convertit particulièrement bien en mots comme « pien », tandis qu'un contenu positif se marie mieux avec des envolées comme « yusho » (à peu près « je gagne ») ou « shika katan ».
- C'est une façon amusante de pimenter un message à un ami, mais réfléchissez à votre relation avec cette personne avant de l'envoyer pour de vrai.
Foire aux questions
Anecdote — Comment le « gyaru-go » n'a jamais cessé de se réinventer
Le « gyaru-go » remonte à la sous-culture « kogal » de la fin des années 1990 et des années 2000, lorsque des abréviations distinctives comme « cho beri ba » (super très mauvais) et « cho beri gu » (super très bon) se sont répandues depuis Shibuya et Harajuku pour devenir des expressions à la mode dans tout le pays grâce à la télévision et aux magazines. Avec la montée des réseaux sociaux, le vocabulaire n'a cessé de changer de génération en génération, de nouvelles expressions comme « pien » et « shika katan » apparaissant et disparaissant sans arrêt : cette vitesse de renouvellement est justement ce qui caractérise cet argot.
Sur le plan linguistique, le « gyaru-go » présente systématiquement trois tendances : l'emphase par des adverbes de degré comme « maji de » et « cho », l'abréviation extrême comme « ryo » et « a-ne », et la dégradation volontaire des terminaisons polies ou affirmatives, comme dans « -ssu » ou « -dashi ». Cette dégradation peut sembler du laisser-aller à première vue, mais elle fonctionne en réalité comme un code de groupe qui renforce le sentiment d'appartenance au sein d'une génération ou d'une communauté.
Un renouvellement tout aussi rapide de l'argot des jeunes existe aussi en anglais, avec des termes comme « no cap » (sans exagérer) ou « bet » (d'accord/compris) qui montent et redescendent en l'espace de quelques années à peine. Que chaque génération invente ses propres expressions et laisse les générations plus âgées perplexes est un schéma qui se répète, quelle que soit la langue ou la culture.
Comme son outil jumeau, le générateur d'« ojisan kobun », cet outil utilise également TinySegmenter, la même bibliothèque légère de segmentation japonaise créée par Taku Kudo, pour repérer en toute sécurité les mots de fin de phrase comme « desu », « masu » et « da ». Comme elle déduit les limites des mots de façon statistique plutôt que de s'appuyer sur un dictionnaire, elle ne convertit que le tout dernier jeton de la phrase, même si le même mot apparaît aussi ailleurs dans la phrase.