Calculateur de l'équation des gaz parfaits (PV=nRT)
À l'aide de l'équation d'état des gaz parfaits PV=nRT, entrez 3 des valeurs parmi la pression, le volume, la quantité de matière (moles) et la température pour calculer la valeur restante.
Conseils d'utilisation
- Saisissez toujours la température en température absolue (Kelvin, K). Saisir directement des valeurs en Celsius produira un résultat incorrect.
- La constante des gaz utilisée ici est R=0.082057 L·atm/(mol·K). La pression est unifiée en atm et le volume en L.
- Cette équation est une approximation qui suppose un "gaz parfait". À haute pression et basse température, le comportement des gaz réels peut s'en écarter.
- Lorsque vous changez la "valeur à calculer", ce champ de saisie est masqué et calculé automatiquement à partir des trois autres valeurs saisies.
Questions fréquentes
Anecdote — Comment les lois des gaz ont été unifiées
L'équation d'état des gaz parfaits PV=nRT réunit en réalité plusieurs lois découvertes séparément entre le XVIIe et le XIXe siècle. La loi de Boyle-Mariotte (P×V constant à température constante), la loi de Charles (V/T constant à pression constante) et la loi d'Avogadro (des volumes égaux de gaz à même température et pression contiennent le même nombre de molécules, quel que soit le type de gaz) étaient des règles empiriques découvertes indépendamment les unes des autres, qui ont été unifiées en une seule équation au milieu du XIXe siècle.
Cette unification serait l'œuvre de l'ingénieur français Émile Clapeyron. En 1834, il a combiné la loi de Boyle-Mariotte et la loi de Charles pour publier une équation de la forme PV=RT (par mole), qui fut ensuite affinée en intégrant la loi d'Avogadro pour aboutir à la forme actuelle PV=nRT.
L'hypothèse du "gaz parfait" n'est qu'une approximation qui néglige les interactions entre les molécules de gaz et la taille des molécules elles-mêmes, mais dans des conditions proches de la température et de la pression standard, elle reproduit étonnamment bien le comportement des gaz réels. Cette combinaison de simplicité et d'utilité pratique explique pourquoi, près de 200 ans plus tard, elle reste l'une des premières notions enseignées en chimie et en physique.