Validateur d'adresses IP — Vérifiez le format IPv4/IPv6 et détectez les plages privées (Gratuit)
Vérifiez instantanément si une chaîne de caractères est une adresse IPv4 ou IPv6 valide, et classez-la automatiquement comme privée, loopback, link-local, multicast ou publique. Fonctionne entièrement dans le navigateur, sans requête externe : uniquement une validation de format.
Plages d'adresses IP à usage spécial
Un tableau de référence des plages d'adresses IP connues dont l'usage est défini par des normes RFC.
| Catégorie | Plage IPv4 | Plage IPv6 | Description |
|---|---|---|---|
| Adresse non spécifiée | 0.0.0.0 | :: | Une adresse spéciale indiquant qu'aucune adresse n'a encore été attribuée. |
| Adresse de bouclage (loopback) | 127.0.0.0/8 | ::1 | Désigne l'hôte local lui-même ; les paquets ne quittent jamais l'appareil. |
| Adresse privée | 10.0.0.0/8, 172.16.0.0/12, 192.168.0.0/16 | fc00::/7 | Utilisée sur des réseaux fermés comme un LAN d'entreprise, elle n'est jamais routée directement sur internet. |
| Adresse link-local | 169.254.0.0/16 | fe80::/10 | Attribuée automatiquement et valide uniquement sur le même segment ; les routeurs ne la transmettent jamais. |
| Adresse multicast | 224.0.0.0/4 | ff00::/8 | Délivre des données à plusieurs destinataires à la fois, plutôt que d'identifier un hôte unique. |
| Adresse de diffusion (broadcast) | 255.255.255.255 | — | Une adresse spéciale utilisée pour envoyer des données à tous les hôtes du réseau local en une seule fois. |
| Adresse de documentation | 192.0.2.0/24, 198.51.100.0/24, 203.0.113.0/24 | — | Réservée par la RFC 5737 pour un usage dans les manuels et le code d'exemple. |
| Adresse réservée | 240.0.0.0/4 | — | Réservée par l'IANA pour un usage futur ; non utilisée aujourd'hui dans le trafic courant. |
Astuces
- Cet outil n'effectue jamais de requête réseau : tout s'exécute dans le navigateur, avec uniquement une vérification de format et une classification basée sur les RFC.
- Utile pour vérifier les plages IP prévues avant d'écrire des fichiers de configuration serveur ou des règles de validation d'application.
- Les adresses privées (comme 192.168.x.x) ne peuvent pas être atteintes directement depuis internet : c'est le premier point à vérifier lors du dépannage d'une connectivité interne.
- Les zéros initiaux comme dans « 01 » sont interprétés de façon ambiguë par de nombreux systèmes (parfois traités comme de l'octal), c'est pourquoi cet outil les rejette volontairement.
Questions fréquentes
Anecdote — Pourquoi les adresses IP « privées » ne peuvent pas atteindre internet
Les plages d'adresses IPv4 privées (10.0.0.0/8, 172.16.0.0/12 et 192.168.0.0/16) ont été définies par la RFC 1918 en 1996. À l'époque, le nombre d'appareils connectés dans les entreprises et les foyers augmentait de façon explosive, et attribuer à chaque appareil l'une des quelque 4,3 milliards d'adresses IPv4 n'était déjà plus tenable. La solution a consisté à réserver des plages destinées uniquement à un usage interne, les fournisseurs d'accès du monde entier s'accordant pour que leurs routeurs ne portent jamais de route vers ces destinations — une convention simple qui a permis d'étirer bien plus loin une ressource limitée.
IPv6 dispose d'un concept équivalent : la plage des adresses locales uniques, définie comme fc00::/7, qui joue le même rôle que l'espace privé IPv4. Avec 128 bits et environ 3,4×10^38 adresses possibles, IPv6 n'a pas de véritable problème d'épuisement, et pourtant ses concepteurs ont tout de même réservé une plage non routée globalement pour le trafic destiné à rester entièrement au sein d'une organisation — un choix de conception délibéré qui mérite d'être noté.
Les adresses link-local (169.254.0.0/16 pour IPv4, fe80::/10 pour IPv6) servent de filet de sécurité : un appareil s'en attribue automatiquement une lorsqu'aucun serveur DHCP n'est trouvé. Beaucoup ont déjà vu deux ordinateurs reliés directement par câble se retrouver avec des adresses 169.254.x.x — un signe révélateur que la configuration réseau n'a jamais été menée à terme.